Pour ouvrir un parc de loisirs indoor en franchise avec le Groupe 2TS, l’apport personnel minimum est de 80 000 €, pour un investissement global compris entre 400 000 et 500 000 €. C’est la première question que nous posent les candidats, et c’est aussi celle qui décide de la faisabilité du dossier bien avant le choix du local. Voici ce que couvre réellement cet investissement, et ce qu’une banque regarde avant de suivre.
La réponse courte
- Apport personnel minimum : 80 000 €
- Investissement global : 400 000 à 500 000 €, pour un parc de 1 000 à 1 500 m²
- Droit d’entrée : 25 000 €
- Formation initiale : 5 000 €
- Règle de dimensionnement : environ 25 % du budget total en fonds propres
Autrement dit : sur un projet à 450 000 €, un apport de 110 000 à 115 000 € place le dossier dans une zone confortable. À 80 000 €, il reste finançable, mais il faudra un dossier solide.
Ce que couvre réellement l’investissement
Le montant global n’a rien d’un chiffre rond sorti d’un catalogue. Il se décompose en postes très différents, dont certains sont proportionnels à la surface et d’autres non.
Les postes proportionnels à la surface
Les structures et l’équipement — toboggans, filets, sol souple, aires de jeux, trampolines selon l’enseigne — représentent le poste le plus lourd. Les travaux d’aménagement viennent ensuite : mise aux normes ERP, sanitaires, électricité, chauffage, sécurité incendie, aménagement du snack et de l’accueil.
Bonne nouvelle sur ce point : le coût au mètre carré baisse à mesure que la surface augmente. Les gros volumes de sol souple, de filets et de structures se négocient mieux. Un parc de 1 400 m² ne coûte pas deux fois le prix d’un parc de 700 m².
Les postes fixes, quelle que soit la surface
Certains coûts ne dépendent pas des mètres carrés : la caisse et le système de billetterie, la signalétique, le mobilier d’accueil, l’informatique, les frais de création de société, les assurances de démarrage. C’est précisément pour cette raison qu’un parc trop petit est pénalisé deux fois : il plafonne plus bas en chiffre d’affaires, et il amortit ces frais fixes sur moins de recettes.
Le droit d’entrée et la formation
Le droit d’entrée est de 25 000 € et la formation initiale de 5 000 €. Ils couvrent l’accès à la marque, au concept, aux référencements fournisseurs, à l’accompagnement au montage du projet, et la formation à l’exploitation. En cours d’exploitation s’ajoutent une redevance de 4 % du chiffre d’affaires et une participation à la publicité réseau de 250 € HT par mois.
La trésorerie de départ
C’est le poste le plus souvent oublié, et celui qui met en difficulté les projets sous-financés. Un parc met plusieurs mois à atteindre son rythme de croisière : il faut pouvoir payer les salaires, le loyer et les charges pendant cette période. Prévoir une trésorerie de démarrage n’est pas une précaution, c’est une ligne du plan de financement.
Pourquoi 25 % d’apport ?
Ce n’est pas une règle du réseau, c’est la réalité bancaire du secteur. Un parc de loisirs indoor présente un profil particulier : un investissement lourd et concentré au démarrage, des actifs difficiles à revendre (des structures sur mesure valent peu en seconde main), et un chiffre d’affaires qui monte progressivement.
Face à ce profil, les banques financent volontiers — le secteur est en croissance et les réseaux structurés rassurent — mais elles demandent que le porteur de projet prenne une part significative du risque. En dessous de 20 à 25 % de fonds propres, un dossier passe difficilement, quelle que soit sa qualité par ailleurs.
Ce que regarde une banque dans un dossier de parc indoor
- La zone de chalandise. Combien d’habitants dans un rayon de 15 km, quelle concurrence, quelle accessibilité. C’est le premier filtre.
- Le prévisionnel, établi avec un expert-comptable — pas une projection marketing.
- Le bail. Sa durée, son loyer rapporté au chiffre d’affaires prévisionnel, et l’état du local.
- Le profil du porteur. L’expérience du loisir n’est pas exigée ; la capacité à manager une équipe et à tenir une gestion l’est.
- La solidité du réseau. Nombre de parcs ouverts, ancienneté, taux de survie. Un réseau qui exploite lui-même des parcs depuis plus de quinze ans pèse dans la balance.
Les leviers pour compléter un apport
Un apport personnel ne se limite pas à l’épargne disponible. Plusieurs leviers se combinent couramment :
- Le prêt d’honneur (Initiative France, Réseau Entreprendre), sans garantie ni intérêt, qui est considéré comme du quasi-fonds propre par les banques et joue un fort effet de levier ;
- Les aides régionales à la création d’entreprise et à l’implantation, très variables d’une région à l’autre ;
- Le crédit-bail sur une partie des équipements, qui allège le besoin de financement initial ;
- L’association avec un ou plusieurs partenaires, fréquente sur les projets de grande surface.
Le Groupe 2TS a par ailleurs noué un partenariat avec Birds Finance pour accompagner les candidats sur le montage financier de leur projet.
Vérifiez si votre dossier tient la route
Notre simulateur d’implantation intègre ce calcul : vous saisissez une ville, une surface et votre apport, et il vous indique l’investissement estimé, l’apport attendu et si le dossier est finançable en l’état. Il couvre 2 154 villes françaises de plus de 5 000 habitants et vérifie aussi qu’aucun parc du réseau n’est déjà implanté dans votre zone.
Ces estimations sont indicatives et ne constituent ni un prévisionnel, ni un engagement contractuel. Les montants définitifs figurent dans le document d’information précontractuelle qui vous est remis au moins vingt jours avant toute signature, conformément à la loi.
Questions fréquentes
Quel apport faut-il pour ouvrir une franchise de parc de jeux indoor ?
L’apport personnel minimum demandé par le Groupe 2TS est de 80 000 €. En pratique, les banques attendent environ 25 % du budget total du projet, soit de l’ordre de 100 000 à 125 000 € pour un investissement de 400 000 à 500 000 €.
Combien coûte l’ouverture d’un parc de loisirs indoor ?
Entre 400 000 et 500 000 € pour un parc de 1 000 à 1 500 m². Ce montant comprend les structures et l’équipement, les travaux d’aménagement, les frais fixes de démarrage, la trésorerie de départ, le droit d’entrée de 25 000 € et la formation initiale de 5 000 €.
Quel est le droit d’entrée de la franchise Youpi Parc et New Jump ?
Le droit d’entrée est de 25 000 €, auxquels s’ajoute une formation initiale de 5 000 €. En exploitation, la redevance est de 4 % du chiffre d’affaires et la participation à la publicité réseau de 250 € HT par mois.
Peut-on ouvrir un parc indoor sans expérience du loisir ?
Oui. Aucune expérience préalable du secteur n’est exigée : la formation initiale et l’accompagnement du réseau couvrent l’exploitation. Ce qui est attendu, c’est une aptitude au management d’équipe et à la gestion.
Les banques financent-elles les parcs de loisirs indoor ?
Oui, à condition que le dossier présente une zone de chalandise cohérente, un prévisionnel établi avec un expert-comptable et un apport de l’ordre de 25 % du projet. Le prêt d’honneur et les aides régionales permettent souvent de compléter l’apport personnel.
Au bout de combien de temps l’investissement est-il rentabilisé ?
Les franchisés du réseau atteignent leur seuil de rentabilité entre 12 et 18 mois. Le retour sur l’investissement initial dépend ensuite du plan de financement retenu et de la durée de l’emprunt.
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