Ouvrir un trampoline park demande plus de surface, plus de hauteur et une culture de la sécurité que n’exige pas un parc de jeux pour enfants. C’est aussi un concept qui touche un public beaucoup plus large — des enfants aux adultes — et qui remplit à des heures où les parcs enfants sont vides. Voici ce qu’il faut savoir avant de se lancer, vu depuis un réseau qui exploite 8 trampoline parks New Jump.
L’essentiel en huit lignes
- Le public : des enfants dès 6 ans aux adultes. C’est la différence majeure avec un parc de jeux 0-12 ans.
- La hauteur sous plafond : 5 mètres minimum, et c’est un critère éliminatoire.
- La surface : à partir de 800 m², le plus souvent 1 000 à 1 500 m². Le dernier parc du réseau, à Châtelineau, en fait 2 400.
- L’investissement : 500 000 à 700 000 €. Apport minimum réseau 80 000 €, environ 25 % attendus par les banques.
- Les heures fortes : mercredis, week-ends et vacances, mais aussi les soirées et les groupes — ce qu’un parc enfants n’a pas.
- La sécurité : le premier sujet du métier, avant même le commerce.
- Le réseau New Jump : pionnier du trampoline park en France, 8 parcs aujourd’hui.
Un trampoline park n’est pas un parc de jeux avec des trampolines
C’est l’erreur de départ la plus fréquente. Les deux concepts partagent le bâtiment, l’accueil et le snack, mais tout le reste diffère.
Un parc de jeux couvert vise les 0-12 ans et leurs parents. Le parent accompagne, consomme, attend. La fréquentation se concentre sur les mercredis, les week-ends et les vacances scolaires, en journée.
Un trampoline park vise une tranche beaucoup plus large : enfants à partir de 6 ans, adolescents, jeunes adultes, groupes sportifs, entreprises. Les adolescents viennent entre eux, en fin d’après-midi et le soir. Les groupes réservent en semaine. Les anniversaires ne s’arrêtent pas à 12 ans. Le parc se remplit sur des créneaux qu’un parc enfants laisse vides, ce qui change complètement la courbe de fréquentation sur la semaine.
Conséquence directe sur le projet : le bassin de population utile n’est pas le même. Un parc enfants dépend du nombre de familles avec jeunes enfants ; un trampoline park s’appuie aussi sur les collèges, les lycées, les clubs sportifs et les entreprises de la zone.
Ce qu’on trouve dans un trampoline park
Un trampoline park moderne n’est plus un simple alignement de toiles. C’est un ensemble de zones, chacune avec son public et son usage :
- La zone de saut libre — le cœur du parc, en trampolines connectés.
- Les fosses à mousse — pour apprendre les figures en sécurité.
- Le dodgeball — le ballon prisonnier sur trampolines, qui marche très fort en groupes et en anniversaires.
- Le basket — paniers accessibles au saut, très photogénique.
- Les parcours Ninja Warrior — l’ajout qui a le plus élargi le public ces dernières années.
- L’escalade, selon les sites — murs ludiques ou blocs.
- Une zone petits — indispensable pour ne pas exclure les familles.
- Le snack et les salles d’anniversaire — là où se fait une part importante de la marge.
C’est ce que nous appelons le concept Adventure : le parc ouvert à Châtelineau en août 2026 réunit trampolines, escalade, Ninja Warrior et dodgeball sur 2 400 m².
Le local : la hauteur avant la surface
Sur un projet de trampoline park, la hauteur sous plafond élimine plus de locaux que la surface. Cinq mètres au minimum : c’est ce qui permet les modules de saut, les filets en hauteur et les parcours suspendus. Un entrepôt de 1 500 m² sous 3,50 mètres est inexploitable, quel que soit son prix.
Les autres critères rejoignent ceux de tout parc couvert : de plain-pied, en zone commerciale ou en périphérie, avec un parking dimensionné pour les pics de week-end, une bonne visibilité routière, et un local pouvant recevoir du public. Nous les détaillons dans quelle surface pour un parc de jeux indoor.
Un point spécifique au trampoline : la structure du sol. Les fosses à mousse et certains modules demandent des décaissements ou des reprises de dalle. À faire vérifier avant de signer un bail, pas après.
Combien coûte l’ouverture d’un trampoline park
L’ordre de grandeur est le même que pour un parc de loisirs indoor : 500 000 à 700 000 € pour un parc de 1 000 à 1 500 m², avec un apport personnel minimum de 80 000 € côté réseau ; les banques attendent en pratique de l’ordre de 25 % du budget en fonds propres.
La répartition, en revanche, penche davantage vers l’équipement : structures de trampoline, filets, fosses et modules Ninja pèsent plus lourd que dans un parc enfants, et les travaux suivent. Le détail du plan de financement et les leviers pour compléter un apport sont expliqués dans un article dédié.
En franchise New Jump, le droit d’entrée est de 25 000 €, la formation initiale de 5 000 €, la redevance de 4 % du chiffre d’affaires et la participation à la publicité réseau de 250 € HT par mois. L’exclusivité territoriale s’étend sur un rayon de 30 km.
D’où vient le chiffre d’affaires d’un trampoline park
C’est là que le modèle devient intéressant, parce que les recettes sont plus diversifiées que dans un parc enfants :
- Les entrées à la session, généralement par créneau d’une ou deux heures.
- Les anniversaires, du primaire au lycée — le produit à plus forte marge, et le moteur de la fréquentation récurrente.
- Les groupes : scolaires, centres de loisirs, clubs sportifs, comités d’entreprise. Ils remplissent les créneaux creux de la semaine, et c’est précisément ce qui fait la différence entre un parc rentable et un parc à l’équilibre.
- Les soirées et privatisations : enterrements de vie de célibataire, séminaires, événements d’entreprise.
- La restauration et la boutique : snack, boissons, et les chaussettes antidérapantes, qui sont à la fois une obligation de sécurité et une vente systématique.
- Les abonnements, qui fidélisent les adolescents du secteur.
Un trampoline park qui ne vit que de ses entrées du week-end laisse la moitié de son potentiel de côté. Le travail commercial vers les écoles, les clubs et les entreprises est un métier à part entière, et il commence avant l’ouverture.
La sécurité : le premier sujet du métier
Un trampoline park n’est pas une aire de jeux : c’est une activité sportive. Cela impose une organisation, et c’est aussi ce qui explique qu’on ne s’improvise pas exploitant.
- Le briefing d’accueil obligatoire, avec les règles d’usage et les interdits — pas de saut périlleux hors zone dédiée, un sauteur par toile, pas de bijoux.
- La surveillance active : des animateurs présents en zone, pas derrière un comptoir. C’est le poste sur lequel il ne faut jamais économiser.
- Le zonage par niveau et par âge, pour éviter qu’un enfant de 7 ans et un adulte de 90 kg partagent la même toile.
- Les chaussettes antidérapantes obligatoires.
- Le contrôle régulier des équipements : toiles, ressorts, protections, filets, avec un registre de maintenance.
- Le classement en établissement recevant du public, la commission de sécurité avant ouverture, et des assurances adaptées à une activité sportive.
C’est l’un des intérêts majeurs d’un réseau structuré : les procédures existent, elles ont été éprouvées sur plusieurs parcs, et la formation initiale les transmet.
Trampoline park ou parc de jeux enfants : lequel pour ma ville ?
La question se tranche sur trois critères.
Le local disponible. Sans 5 mètres sous plafond, la question ne se pose pas : ce sera un parc de jeux. C’est souvent le critère qui décide en premier, et il faut l’accepter.
La démographie de la zone. Un bassin très familial, avec beaucoup de jeunes enfants, portera bien un parc de jeux couvert. Une zone avec des collèges, des lycées, une population étudiante ou des clubs sportifs actifs donne un avantage au trampoline park.
La concurrence en place. Regardez ce qui existe déjà dans un rayon de vingt minutes, et pour quel public. Il est souvent plus intelligent de compléter une offre que d’affronter frontalement un parc installé.
Rien n’oblige d’ailleurs à choisir dès le départ : le Groupe 2TS développe les deux, plus le format centre-ville Youpi Parc City, et nous orientons chaque candidat vers le concept qui correspond à sa zone et à son local.
Tester le potentiel de votre ville
Notre simulateur d’implantation donne, pour 2 154 villes françaises, la population réelle dans un rayon de 15 km d’après les données INSEE, et vous dit si le secteur est libre. C’est le bon point de départ, quel que soit le concept envisagé.
Une précision honnête : les ratios financiers du simulateur sont calés sur un parc Youpi Parc de 1 100 m². Ils donnent un ordre de grandeur utile, mais l’économie d’un trampoline park diffère — panier moyen, mix de recettes, saisonnalité. Pour un projet New Jump, servez-vous du simulateur pour valider la zone et la disponibilité du territoire, puis parlons-en : nous vous donnerons les repères propres au concept.
Nous avons également publié les 20 villes françaises où le réseau n’est pas encore implanté.
New Jump, le réseau
New Jump est l’un des réseaux pionniers du trampoline park en France. Le groupe qui l’exploite, le Groupe 2TS, développe aujourd’hui 23 parcs de loisirs indoor dans quatre pays — France, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg — dont 8 trampoline parks New Jump. Le dernier, New Jump Adventure à Châtelineau, a ouvert le 14 août 2026 sur 2 400 m².
Le réseau exploite lui-même des parcs depuis plus de quinze ans : ce n’est pas un franchiseur qui vend une méthode sans la pratiquer. Les candidatures sont étudiées en France et dans les autres pays européens. Tout est présenté sur la page franchise New Jump.
Les étapes pour ouvrir
- Valider la zone avant de chercher un local : population accessible, établissements scolaires, clubs, concurrence.
- Trouver le local — hauteur d’abord, surface ensuite, et faire vérifier la dalle et les normes.
- Boucler le financement : environ 25 % d’apport, prévisionnel avec un expert-comptable.
- Signer, aménager, équiper, puis passer la commission de sécurité.
- Recruter et former l’équipe — la sécurité et l’accueil se jouent là.
- Préparer le lancement : écoles, clubs, comités d’entreprise, réseaux sociaux, avant l’ouverture et non après.
Comptez douze à dix-huit mois au total. Le parcours complet est détaillé dans notre guide pour ouvrir un parc de loisirs indoor.
Questions fréquentes
Combien coûte l’ouverture d’un trampoline park ?
Entre 500 000 et 700 000 € pour un parc de 1 000 à 1 500 m², équipement, travaux, trésorerie de démarrage, droit d’entrée de 25 000 € et formation initiale de 5 000 € compris. L’apport personnel minimum demandé est de 80 000 €.
Quelle hauteur sous plafond faut-il pour un trampoline park ?
Cinq mètres au minimum. C’est le critère le plus éliminatoire : il permet les modules de saut, les filets en hauteur et les parcours suspendus. En dessous, le concept n’est pas réalisable.
Quelle surface pour un trampoline park ?
À partir de 800 m², le plus souvent entre 1 000 et 1 500 m². Le dernier parc du réseau New Jump, à Châtelineau, déploie 2 400 m² d’activités.
À partir de quel âge peut-on sauter dans un trampoline park ?
Généralement dès 6 ans dans les zones principales, avec des espaces dédiés aux plus petits selon les parcs. Le public s’étend jusqu’aux adultes, ce qui distingue le trampoline park d’un parc de jeux pour enfants.
Un trampoline park est-il plus rentable qu’un parc de jeux enfants ?
Ce n’est pas une question de concept mais de zone. Le trampoline park touche un public plus large et remplit des créneaux que le parc enfants laisse vides, notamment le soir et avec les groupes. En revanche il exige plus de hauteur, plus d’équipement et une organisation de sécurité plus lourde.
Faut-il une expérience du sport ou du loisir ?
Non. La formation initiale et l’accompagnement du réseau couvrent l’exploitation, y compris les procédures de sécurité. Ce qui est attendu, c’est une aptitude au management d’équipe et à la gestion.
Peut-on ouvrir un trampoline park New Jump hors de France ?
Oui. Le réseau est déjà implanté en France, en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg, et étudie les candidatures dans les autres pays européens.
Un projet de trampoline park ? Testez votre ville ou déposez votre candidature en 2 minutes.